Lors du congrès de refondation de son parti, Marine Le Pen a dénoncé « le nouvel ordre mondial »... : un mythe politique présent aussi bien à l'extrême droite que dans l'idéologie islamiste à laquelle la présidente du Front national prétend pourtant s'opposer.
Des gros titres aux petites infos passées inaperçues : ce qu'il fallait retenir de l'actualité des derniers jours en matière de conspirationnisme et de négationnisme (semaine #10).
Ils ont survécu à des fusillades meurtrières, s'engagent pour le respect de la mémoire de leurs proches assassinés ou appellent à une plus grande régulation en matière de contrôle des armes à feu : ils sont pris pour cibles par les complotistes.
Anthony Hall avait été suspendu en octobre 2016 après des commentaires suggérant notamment qu'Israël était derrière les attentats du 11-Septembre. Il s'était aussi déclaré favorable à l'ouverture d'un « débat » sur la Shoah.
Un peu d'anachronisme, un soupçon de révisionnisme et beaucoup de propagande... : bien que l'élargissement de l'OTAN ne fut jamais à proprement parler l'objet de discussions entre Occidentaux et Soviétiques dans les années 1990-1991, le mythe d'une « promesse non tenue » qui aurait été faite à la Russie a la vie dure.
Le leader de la France insoumise affirme que les États-Unis ont soutenu secrètement l'organisation État islamique. Une théorie du complot qu'aucun fait n'a jamais corroborée.
Critiqué pour sa complaisance à l'égard du régime des Khmers rouges au Cambodge dans les années soixante-dix, ce proche de Noam Chomsky, théoricien de la « fabrication du consentement », a adopté sur le génocide des Tutsis ou le massacre de Srebrenica des positions jugées « négationnistes ».
Spécialiste des nouvelles cultures numériques, Tristan Mendès France revient sur l'émergence du réseau social Gab et les nouveaux services en ligne développés par l'Alt-Right américaine pour fédérer, sous couvert de défense de la liberté d'expression, une galaxie d'extrême droite hétéroclite allant de l'ultra-conservatisme au néo-nazisme.
Alors que le Venezuela s’enlise dans une crise sans précédent dans son histoire et que Nicolàs Maduro, le successeur d’Hugo Chávez, tente à tout prix de se maintenir au pouvoir, la désinformation sur la réalité de la situation politique vénézuélienne bat son plein. Spécialiste du castrisme, l'anthropologue franco-vénézuélienne Elisabeth Burgos a accepté de répondre à nos questions.